La fibre paternelle
Par Monsieur Muche, lundi 16 janvier 2006 à 18:27 :: Brossez-vous les décadents :: #410 :: rss
Je n’ai rien vu venir. Tels de vaillants bandits mexicains avides d’or, les choses suivaient leur train qui roulait paisiblement.
Mais hélas, mes yeux n’étaient pas ouverts sur la dure réalité, embués qu’ils étaient par un halo rosé de bonheur béat.
Un soir, alors que les aléas du travail m’avaient ramené au bercail après une longue semaine à Bangkok, je tombai sur une Mademoiselle Truc en larmes. Je lui demandai la raison de cette lacrymatoire attitude. Pour toute réponse, elle posa sur ma misérable personne son grand regard bleu alourdi de tristesse. Quiconque a déjà vu ce regard là sait qu’il est impossible de le fixer sans avoir l’impression d’avoir commis un crime atroce. Mes habitudes ne sont pas de fuir mes responsabilités mais ce n’est pas sans un tremblement certain dans ma petite voix que je quémandai une explication.
Elle me dit « Muche, quand nous avons décidé de partager les beaux moments de notre vie, vous m’avez abreuvée de belles paroles. Vous m’avez promis de me soutenir dans les moments difficiles et d’alléger un peu ma charge. J’avais été honnête avec vous, je vous avais prévenu que le fardeau était lourd. En riant comme s’il n’en était rien, vous m’aviez assuré que vous seriez là, contre vents et marées et que je pouvais compter sur vous. Oh oui, il est vrai qu’au début vous avez été présent, vous n’avez pas ménagé vos effort. Mais avec le temps, votre travail vous a accaparé, vous m’avez délaissée et maintenant je me retrouve seule à m’occuper du petit. Pourtant, vous savez à quel point il exige dévouement et attention. J’en suis venu à croire que vous ne l’aimez pas. »
Je le confesse, chacun des mots prononcés était l’expression de la vérité nue. Des flots acides de remords inondaient mes entrailles et mon cœur blessé n’était plus qu’une piteuse loque dévorée de honte. Je n’avais pas écrit de texte pour nourrir le blog depuis deux mois, laissant à ma pauvre dulcinée le soin éreintant d’assouvir sa faim gargantuesque.
Mais Truchidouce n’est pas la bonté personnifiée par hasard. Elle m’a laissé une nouvelle chance.
Malheureusement, je n’ai rien à dire.
Mais hélas, mes yeux n’étaient pas ouverts sur la dure réalité, embués qu’ils étaient par un halo rosé de bonheur béat.
Un soir, alors que les aléas du travail m’avaient ramené au bercail après une longue semaine à Bangkok, je tombai sur une Mademoiselle Truc en larmes. Je lui demandai la raison de cette lacrymatoire attitude. Pour toute réponse, elle posa sur ma misérable personne son grand regard bleu alourdi de tristesse. Quiconque a déjà vu ce regard là sait qu’il est impossible de le fixer sans avoir l’impression d’avoir commis un crime atroce. Mes habitudes ne sont pas de fuir mes responsabilités mais ce n’est pas sans un tremblement certain dans ma petite voix que je quémandai une explication.
Elle me dit « Muche, quand nous avons décidé de partager les beaux moments de notre vie, vous m’avez abreuvée de belles paroles. Vous m’avez promis de me soutenir dans les moments difficiles et d’alléger un peu ma charge. J’avais été honnête avec vous, je vous avais prévenu que le fardeau était lourd. En riant comme s’il n’en était rien, vous m’aviez assuré que vous seriez là, contre vents et marées et que je pouvais compter sur vous. Oh oui, il est vrai qu’au début vous avez été présent, vous n’avez pas ménagé vos effort. Mais avec le temps, votre travail vous a accaparé, vous m’avez délaissée et maintenant je me retrouve seule à m’occuper du petit. Pourtant, vous savez à quel point il exige dévouement et attention. J’en suis venu à croire que vous ne l’aimez pas. »
Je le confesse, chacun des mots prononcés était l’expression de la vérité nue. Des flots acides de remords inondaient mes entrailles et mon cœur blessé n’était plus qu’une piteuse loque dévorée de honte. Je n’avais pas écrit de texte pour nourrir le blog depuis deux mois, laissant à ma pauvre dulcinée le soin éreintant d’assouvir sa faim gargantuesque.
Mais Truchidouce n’est pas la bonté personnifiée par hasard. Elle m’a laissé une nouvelle chance.
Malheureusement, je n’ai rien à dire.
Commentaires
1. Le lundi 16 janvier 2006 à 18:46 pétantes, dépécé a déclaré :
2. Le lundi 16 janvier 2006 à 18:57 pétantes, Jojo Lapin a déclaré :
3. Le lundi 16 janvier 2006 à 18:59 pétantes, Jojo Lapin a déclaré :
4. Le lundi 16 janvier 2006 à 20:17 pétantes, Fuzzi a déclaré :
5. Le lundi 16 janvier 2006 à 20:31 pétantes, Thomas a déclaré :
6. Le lundi 16 janvier 2006 à 20:39 pétantes, Uaithne a déclaré :
7. Le lundi 16 janvier 2006 à 22:39 pétantes, Phil the Blogeur a déclaré :
8. Le lundi 16 janvier 2006 à 23:32 pétantes, delest a déclaré :
9. Le mardi 17 janvier 2006 à 00:22 pétantes, Monsieur Muche a déclaré :
10. Le mardi 17 janvier 2006 à 00:49 pétantes, dellest a déclaré :
11. Le mardi 17 janvier 2006 à 01:04 pétantes, Eulalie a déclaré :
12. Le mardi 17 janvier 2006 à 02:19 pétantes, Kristof a déclaré :
13. Le mardi 17 janvier 2006 à 08:38 pétantes, delest a déclaré :
14. Le mardi 17 janvier 2006 à 10:10 pétantes, quintescent a déclaré :
15. Le mardi 17 janvier 2006 à 13:40 pétantes, delest a déclaré :
16. Le mardi 17 janvier 2006 à 18:48 pétantes, Eulalie a déclaré :
17. Le mercredi 18 janvier 2006 à 16:34 pétantes, Tonton Miko a déclaré :
18. Le mercredi 8 février 2006 à 16:28 pétantes, Jraf a déclaré :
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