Dans ma quête de la zénitude, j’ai essayé énormément de remèdes miracles pour combattre le stress ;

- Les cures de magnésium.
Mon problème, c’est l’assiduité. La prise de médicaments est gérée par le département Nageoires et Branchies de mon cerveau. Pas de bol. Surtout quand on considère que la consignation de tous les digicodes des appartements dans lesquels j’ai vécu depuis mes études est dirigée d’une trompe de fer par la Division des Eléphants.

- La restructuration cognitive.
Au début, dit comme ça, forcément, ça n’a pas l’air apaisant du tout. A vrai dire, après non plus ; il faut identifier ses distorsions cognitives pour s’accommoder de ses pensées négatives voire les modifier en pensées positives. Ça fait mal à la tête hein ? Tout ce que je sais, c’est que quand j’essaie, je remarque surtout que je dois chasser un poil sur une jambe armée de ma pince à épiler ou bien je pars dans une grande dramaturgie interne à base de « Que sera ma vie si jamais cette foutue cheville droite ne dégonfle jamais ?? » Pas destressant, non.

- Le défoulement.
Sauter dans tous les sens sur les Scissors Sisters ou Philippe Katerine. Ça marchait pas mal du tout, mais ma voisine du dessous s’est fermement opposée à l’adoption de cette pratique qu’elle a qualifiée d’une façon ma foi fort vulgaire. Pour résumer, entre gens civilisés, on dira que son propos était d’opposer son droit à la tranquillité chez soi. Pfffff. Quelle intolérance !

- La respiration abdominale.
Alors ça, c’est d’la couille.
D’une, je vois pas en quoi me concentrer sur mon ventre peut avoir un effet sur mes tics nerveux. Regarder mon abdomen gonfler est plutôt angoissant, rapport au maillot de cet été qui boude d’avance ou à un certain film d’un malade mental notoire dans lequel des trucs pas vraiment choupinous traversent la peau pour venir pourrir la bonne ambiance bonne franquette de la salle commune.
Et de deux, si je réussis à faire abstraction du point 1 (mais quel con ce Ridley Scott !!), ça me bloque tellement de réfléchir à ma respiration que j’en perds mon rythme. Résultat, dans ma panique, soit je sur-ventile, soit je sous-ventile et je mets un temps monstrueux à récupérer un rythme normal. Ce qui est très stressant. La respiration abdominale TUE, je suis sûre qu’un jour le tabou sera levé et que ce sera une affaire au moins aussi important que les hormones de croissance.


Finalement, j’ai trouvé la solution. Je l’ai testé de nouveau ce soir. Aucun doute possible, efficacité assurée à 100%, technique infaillible, coût modéré voire gratuit selon les cas.
Il faut mettre toute sa hargne et toutes ses tensions dans une bonne grosse vieille morsure bien vilaine à son dentiste.


Cette méthode a été expérimentée samedi sur le Docteur Fraise et Roulette alors qu’elle avait encore ses deux doigts gantés dans ma bouche. J’ai passé un week-end dé-li-cieux.
Alors j’ai récidivé ce soir.

Et si jamais cela ne fonctionne pas chez vous, vous aurez au moins gagné un détartrage. Alors, merci qui ?