Je crois que Dr House me fait beaucoup de mal.
Par Eulalie , jeudi 29 octobre 2009 à 23:26 :: Journal
Tout ce foin pour ça ? Tous ces cris, toutes ces tergiversations, toutes ces résignations, toutes ces plaintes, toute cette peur et tout ce stress accumulé pour ... ça ? Une légère sensation, même pas désagréable, tout à fait quelconque, que quelque chose de petit vous appuie sur le bras ? Pas même la moindre goutte de sang ?
Non, vraiment, je suis sortie déçue du cabinet de Docteur Tchou. J'avais couvé du regard le Grü comme si c'était la dernière fois. J'avais dit adieu à mes chef, binôme et collègues. Je pensais mourir d'une hémorragie suite à la perforation (accidentelle ou non, j'hésitais) de la carotide. J'étais prête à jouer la scène finale, celle pendant laquelle je me laissais tomber gracieusement de la table d'auscultation, le regard résigné, sachant que la mort approchait et que je ne lutterai point, oui, j'étais prête à prononcer mes dernières paroles, un discours poignant, dans les bras de ma doctoresse, alors que mon sang se répandrait sur le carrelage en terre cuite du cabinet. Dans mon dernier souffle, la caméra aurait initié un mouvement de travelling arrière. Et puis rideau. Mais...
Que dalle. Des nèfles. Rien. Nada. Des clous. Peau d'zob. Oualou.
Oual... aïe. C'est normal, la grosse plaque rouge en relief, là, de plusieurs centimètres autour du point d'impact ? C'est normal cette douleur et cette raideur dans le bras gauche ? Et la sensation de fourmillement ? Et pourquoi il fait si chaud dans cette pièce ?
Je vais mourir, c'est ça ?
Il y a deux jours, je mourais du tétanos du petit doigt.
Cet après-midi, je mourais d'un tétanos du bras gauche généralisé.
Ce soir, j'en suis sûre, bras gauche douloureux + fièvre + fourmillement + douleurs musculaires + maux de tête + douleurs aux articulations : je meurs d'une crise cardiaque du Guillain Barré déguisé en lupus.
Demain, une note sponsorisée par la médecine de travail. Nous évoquerons ma monumentale foirade du test de vision avec mes lunettes et ma découverte de prise de poids spontanée qui tend à prouver que je suis atteinte de cécité hypothyroïdique (et/ou diabétique non encore diagnostiquée).
Non, vraiment, je suis sortie déçue du cabinet de Docteur Tchou. J'avais couvé du regard le Grü comme si c'était la dernière fois. J'avais dit adieu à mes chef, binôme et collègues. Je pensais mourir d'une hémorragie suite à la perforation (accidentelle ou non, j'hésitais) de la carotide. J'étais prête à jouer la scène finale, celle pendant laquelle je me laissais tomber gracieusement de la table d'auscultation, le regard résigné, sachant que la mort approchait et que je ne lutterai point, oui, j'étais prête à prononcer mes dernières paroles, un discours poignant, dans les bras de ma doctoresse, alors que mon sang se répandrait sur le carrelage en terre cuite du cabinet. Dans mon dernier souffle, la caméra aurait initié un mouvement de travelling arrière. Et puis rideau. Mais...
Que dalle. Des nèfles. Rien. Nada. Des clous. Peau d'zob. Oualou.
Oual... aïe. C'est normal, la grosse plaque rouge en relief, là, de plusieurs centimètres autour du point d'impact ? C'est normal cette douleur et cette raideur dans le bras gauche ? Et la sensation de fourmillement ? Et pourquoi il fait si chaud dans cette pièce ?
Je vais mourir, c'est ça ?
Il y a deux jours, je mourais du tétanos du petit doigt.
Cet après-midi, je mourais d'un tétanos du bras gauche généralisé.
Ce soir, j'en suis sûre, bras gauche douloureux + fièvre + fourmillement + douleurs musculaires + maux de tête + douleurs aux articulations : je meurs d'une crise cardiaque du Guillain Barré déguisé en lupus.
Demain, une note sponsorisée par la médecine de travail. Nous évoquerons ma monumentale foirade du test de vision avec mes lunettes et ma découverte de prise de poids spontanée qui tend à prouver que je suis atteinte de cécité hypothyroïdique (et/ou diabétique non encore diagnostiquée).

