Pong

Alors je lui ai dit "Dis donc, DPC, petiot, t'es bien mignon, mais quand je donne des cours, je préfère qu'on m'écoute. Bon, donc. On va s'entrainer sur le chose là-bas qui clignote, là. Tu ouvres le polaroid, tu vises dans le viseur, t'appuies sur le bouton, là ça fait "ziiiiiiiip", tu décroches délicatement la photo, tu refermes l'appareil, tu secoues pas, ça n'accélèrera rien et tu risques de te fouler le poignet, tu mets au chaud, tu attends, tu t'émerveilles et... Oh, tu m'écoutes ?!"


Paris, 3 juillet



Mais lui, il ne m'écoutait pas, fallait qu'il bidouille son diaph'. Frimeur. Ping !

Ping

Parfois, DPC me dit "Hey, je voudrais aller faire des photos, ça te dit de venir avec ?" (Et là il réprime son ", gros ?" en fin de phrase parce qu'il sait que sinon je vais le capillotrainer sur des petits cailloux pointus jusqu'à ce qu'il implore mon pardon.)
Alors moi je réponds "Ah bah ouais, okay, super", tu vois, les petits jeunes qui n'en veulent, ça m'émeut toujours un peu. Arrivée au rendez-vous, je dégaine mon pola, tu vois, pour lui expliquer les bases de la photo au pola (tu l'ouvres, tu vises, t'appuies, tu décroches la photo, tu fermes le pola, tu secoues pas, tu mets au chaud, tu attends, tu t'émerveilles et tu scotches dans ton moleskine).


Paris, 3 juillet



Mais lui, il s'en fout, il fait rien qu'à bidouiller ses focales de frimeur. Pong.

Camulogène, le reporter de l'extrême


Boulevard Edger Quinet, 11 avril 2008, 8:35


Rue Dont-je-ne-me-souviens-plus-le-nom, 17 avril 2008, 19:35


Jardin des Tuileries, 19 avril 2008, 17:15


Un space invader, un requin-méduse, un araignée géante et RIEN aux infos. RIEN.


Conjuguons nos Polas


Chambre du Couple Princier qui se la joue Warhol
Stockage de 460 potentielles jolies images

Stocker, 1er groupe, verbe transitif

Je stocke, je stocke, je stocke.
Si tu stockes j't'éclate, c'est moi qui stocke.
Monsieur Muche stocke. La vie avec moi ? Un sacer-stocke.
Nous stockons, nous stockons, nous stockons, c'est un full time job.
Vous ne stockez pas s'il-vous-plaît-merci ou alors vous me les offrez sinon j'vous éclate un par un, j'suis une gueudine moi j'ai pas peur.
Ils stockent ? Tu es sûre ? Tu as bien fait de me le dire.

Camulogène at the Concorde


Place de la Concorde, 1er Février 2008, 17:33



1. Je n'aime pas perdre une heure de week-end.
2. Suite au vif vent de protestation qu'a suscité la disparition des catégories, celle des Polaroids a refait surface des limbes de ce carnet. Tous sont désormais consultables depuis l'adresse suivante : http://www.journalduneblonde.net/index.php/Polaroid. Je cherche une façon de toutes les réintégrer sans casser ma belle barre de navigation que j'aime, retour donc des Tolérances Capillaires vers 2032 si tout va bien.


My taylor is rich, Camulogène !


16 janvier 2008, 8h40

Depuis l’annonce de la sinistre nouvelle, je me réfugie dans le sommeil pour oublier ma peine. Mais là où Jacquette, ma chère conscience, accepte la fatalité sans même se rebeller, mon inconscient refuse de se laisser faire et repousse nuit après nuit les limites de la physique chimie et du bœuf bourguignon pour trouver une solution.

C’est ainsi que la semaine dernière, j’insérais du pain de mie dans mon boîtier de polaroïd. Devant le résultat peu concluant, j’allais même quérir chez Interdiscout (le magasin interdit aux scouts) une brioche spéciale. Malheureusement, le système de développement était à base de beurre de baratte et les tranches de pain ressortaient trop chaudes pour que le beurre puisse se fixer sans fondre.
Un échec.

Forte de ce constat, je ne me suis pas laissée faire et j’ai donc mis au point un révolutionnaire procédé à base de bœuf bourguignon et de briques en terre cuite. Mis à part le fait que les sujets et paysages se retrouvaient quelque peu dénaturés (les couleurs se bornant à un dégradé de marron et d’orange), cette « solution » présentait également le désavantage d’être très difficile à scotcher dans un carnet, la brique et ses bœufs carottes mesurant environ 7 cm.
Un échec.

Sur ce, la nuit dernière, il a fallu prendre le taureau par les cornes. J’ai donc accroché un petit réservoir rempli de crocodiles, de frites chimiques et de saucisson à la partie supérieure de l’intérieur du polaroid, mixture censée donner les pigments nécessaires à la coloration d’une pâte à base de fraises tagada. Suffisait de racler la couche de nutella pour voir apparaître la photo. Le souci des photos comestibles, c’est qu’elles sont très, très éphémères.
Sur le plan photographique, un échec.
Sur le plan gastronomique, un échec aussi, diront certains, mais on ne les écoutera pas, parce qu’ils n’ont même pas goûté.

Ah oui, au fait, je suis au régime. Ça se sent, peut-être, à défaut de se voir ?


Ce soir, on mange bio.


Diététique bio.

Grande Epicerie du Bon Marché,
nous n'avons pas les mêmes valeurs (nutritionnelles).