Je cherche ta présence.

Comme perdue parmi une foule d'étrangers dans une pièce close et sans fenêtre,
je tapote des yeux les épaules voûtées des dames âgées pour capter leur attention
puis leurs visages, leurs yeux et leurs regards, leurs bouches et leurs sourires.
Je te cherche parmi ces inconnues, et quand je reconnais un détail familier,
je pousse le vice jusqu'à demander à porter mon aide à des personnes qui de
toute évidence n’en ont pas besoin.

Le sentent-elles, que c’est moi qui leur demande de l’aide ?

Je n’ai plus senti ta présence depuis le 15 juillet 2006, quand, remontant l’escalier,
j’ai frissonné puis senti le muguet de ton parfum. J’avais pris ça pour un cadeau.
Etait-ce un cadeau d’adieu ?