GOD SAVE THE PIM’S !

En cette jolie fin d’après-midi, alors qu’un pudique soleil commençait à décliner derrière son habit de coton de nuage, un couple se retrouva chez Picard pour faire quelques emplettes. A la caisse, la jeune femme, enchantée à l’idée de déguster une fois de plus un délicieux poisson et une fantastique julienne de légumes sans le moindre ajout de matière grasse, mit trop d’entrain à se baisser afin de déposer son butin congelé dans son sac à roulettes en toile de Jouy cirée.

D’aucuns vous diront que le bruit du front frappant avec force la tranche du plateau de la caisse a retenti bien au-delà du périph’ ; alerté par ce son familier, la mère de la jeune femme, résidant à plus de 200 km de là, dégaina son répertoire plus vite que l’éclair afin de proposer son amour tout maternel pour faire patienter avant le scanner.

C’était sans compter sur l’orgueil Eulalien ; cette dernière rassura sa mère, sourit en découvrant toutes ses dents à la caissière inquiète et avisa son amoureux hilare qu’il était temps de rentrer maison pour s’adonner au rituel arnica homéopathique, glaçons, bisous magiques, arnica en pommade et calinou doudou.

« Ce régime, bon pour la santé de ma cheville ? AH ! Je joue ma tête, oui, sous alimentée, ma vue se trouble et je me paie le décor toutes les cinq minutes. Non non, ne mettons pas cela sur le dos de mon notoire caractère étourdi et poliopathe, c’est un problème de calories, vous dis-je. »

Et c’est par cette soirée presque printanière, une fois que le soleil eut décliné, que notre bleuie jeune femme prit conscience que les Pim’s, en cure quotidienne, lui sauvaient la vie depuis plus de 20 ans.
Elle décida alors de faire le premier écart de son régime. De la semaine.


Camulogène at the Concorde


Place de la Concorde, 1er Février 2008, 17:33



1. Je n'aime pas perdre une heure de week-end.
2. Suite au vif vent de protestation qu'a suscité la disparition des catégories, celle des Polaroids a refait surface des limbes de ce carnet. Tous sont désormais consultables depuis l'adresse suivante : http://www.journalduneblonde.net/index.php/Polaroid. Je cherche une façon de toutes les réintégrer sans casser ma belle barre de navigation que j'aime, retour donc des Tolérances Capillaires vers 2032 si tout va bien.


2-04 Let's Call The Whole Thing Off

Il y a des choses sur lesquelles certaines personnes ne réussiront jamais à s’entendre.
Les fervents défenseurs de BarbecueMan ne copineront jamais avec les inconditionnels de PluieGirl, les fanatiques du pile ne cesseront jamais leur lutte contre les adorateurs du face, les converties au slim ne passeront jamais du côté de la secte du jean large, les vénérateurs de Patriiick Bruel ne comprendront jamais les groupies de Roch Voisine …

La monomaniaque du « oulalala-nous-sommes-partis-depuis-10-minutes,-on-arrive-dans-à-peine-2h-viiiiiiite -faut-que-je-me-lève,-que-je-mette-mon-manteau,-et-que-je-gratte-tous-ces-cons-en-allant-attendre -devant-la-porte-du-train,-une-main-sur-la-clenche,-le-pass-navigo-dans-l’autre,-prête-à-agir-dès-le- retentissement-du-"psssssssshhhhh" » que je suis ne s’entendra jamais avec le mou du « ooooh la la, on a le temps, attendons plutôt que tout me monde soit levé, sorti et arrivé au métro avant de penser à bouger le petit doigt, vous me stressez Glinounette, reprenons donc une tasse de ce délicieux Darjeeling pour contempler le ballet des équipes de nettoyage » qu’il est.

Cet épisode ayant créé une certaine tension
Eulalie, à bout de nerf - Rhhaaaaaa mais ça suffit, Balthazar, arrêtez de me bloquer, je veux sortir de là, j’étouffe, je veux pas attendre, ça sent le mouflet et le camembert en voyage !
M. Muche, agacement imminent - Dites donc Eulalie, ça suffit, vous commencez à méchamment me courir sur le haricot, que j’ai pourtant fort tempéré d’habitude.
Eulalie, stressée - Si vous n’avez pas bougé d’ici deux secondes, je vous enjambe !
M. Muche, fielleux - Ah pour ça, Mademoiselle, il faudrait encore avoir vos deux jambes et vos deux yeux valides. A votre place, je ne tenterai pas ce type de sport qui vous expédierait bien rapidement aux urgences – après que je vous ai poussée.
Eulalie, regard noir - …
M. Muche, regard mauvais - …

Pour la survie de notre couple, nous avons décidé de vivre sous le régime de la séparation de train.


Fred Astaire - Let's Call The Whole Thing Off (Shall we dance ?)





EDIT : Suite à la demande du Comité de promotion et de défense de la langue ardennaise, voici la version linguistiquement équitable :

Il y a des choses sur lesquelles certaines personnes ne réussiront jamais à s’entendre.
Les fervents défenseurs de BarbecueMan ne copineront jamais avec les inconditionnels de PluieGirl, les fanatiques de la dauille ne cesseront jamais leur lutte contre les adorateurs de la boudelette, les converties au slim ne passeront jamais du côté de la secte du jean large, les vénérateurs de Patriiick Bruel ne comprendront jamais les groupies de Roch Voisine …

La monomaniaque du « oulalala-nous-sommes-partis-depuis-10-minutes,-on-arrive-dans-à-peine-2h-viiiiiiite -faut-que-je-me-lève,-que-je-mette-mon-manteau,-et-que-je-gratte-tous-ces-brouses-gnoufs-en-allant-attendre -devant-la-porte-du-train,-une-main-sur-la-cliche,-le-pass-navigo-dans-l’autre,-prête-à-agir-dès-le- retentissement-du-"psssssssshhhhh" » que je suis ne s’entendra jamais avec le mou du « ooooh la la, on a le temps, attendons plutôt que tout me monde soit levé, sorti et arrivé au métro avant de penser à bouger le petit doigt, vous me stressez Glinounette, reprenons donc une tasse de ce délicieux Darjeeling pour beuquer le ballet des équipes de nettoyage » qu’il est.

Cet épisode ayant créé une certaine tension
Eulalie, à bout de nerf - Rhhaaaaaa mais ça suffit, Balthazar, arrêtez de me bloquer, gros, je veux sortir de là, j’étouffe, gros, je veux pas attendre, ça sent le mouflet et le camembert en voyage !
M. Muche, agacement imminent - Dites donc Eulalie, ça suffit, euh, gros, vous commencez à méchamment me courir sur le haricot, que j’ai pourtant fort tempéré d’habitude, gros.
Eulalie, stressée - Si vous n’avez pas bougé d’ici deux secondes, je vous enjambe, gros !
M. Muche, fielleux - Ah pour ça, Mademoiselle, il faudrait encore avoir vos deux jambes et vos deux yeux valides. A votre place, je ne tenterai pas ce type de sport qui vous expédierait bien rapidement aux urgences – après que je vous ai poussée, gros.
Eulalie, regard noir - …
M. Muche, regard mauvais - …

Pour la survie de notre couple, nous avons décidé de vivre sous le régime de la séparation de train.


Fred Astaire - Let's Call The Whole Thing Off (Shall we dance ?)




EDIT 2 : Suite à la demande du Comité des Niçois Enrhubés, voici la version linguistiquement équitable :
Il y a des dhodes dur lesquelles derdaines berdonnes ne réuddiront damais à d’endendre. Les ferbents débendeurs de BarbedueBan de copideront damais avec les incondidiobbels de PluieGirl, les badadiques du bile ne dedderont damais leur ludde condre les adoradeurs du fade, les converdies au slim ne padderont damais du côdé de la secde du jean large, les vénéradeurs de Badriiick Bruel ne combrendront damais les groubies de Roch Boidine …

La bodobadiaque du « oulalala-nous-dommes-pardis-debuis-10-binudes,-on-arribe-dans-à-beine-2h-biiiiiiide -faut-que-de-be-lèbe,-que-de-bedde-bon-bandeau,-et-que-de-gradde-dous-des-cons-en-allant-addendre -devant-la-borde-du-drain,-une-bain-dur-la-clenche,-le-badd-nabigo-dans-l’audre,-brêde-à-agir-dès-le- redendiddement-du-"psssssssshhhhh" » que je duis ne d’endendra damais avec le bou du « ooooh la la, on a le demps, addendons bludôt que dout me monde doit lebé, dordi et arribé au bédro avant de benser à bouger le bedit doigt, bous me ddreddez Glinounedde, rebrenons donc une dasse de de délidieux Darjeeling bour condembler le ballet des équibes de neddoyage » qu’il est.

Det ébidode ayant créé une cerdaine dendion
Eulalie, à bout de nerf - Rhhaaaaaa mais da duffit, Baldhazar, arrêdez de me bloquer, je beux dordir de là, j’édouffe, je veux pas addendre, ça dent le bouflet et le camembert en voyage !
M. Muche, agadement ibbinent - Dides donc Eulalie, da duffit, bous commencez à béchabbent be courir dur le haricot, que j’ai bourdant fort dembéré d’habidude.
Eulalie, ddreddée - si bous n’avez pas bougé d’ici deux decondes, de bous enjambe !
M. Muche, fielleux - Ah pour ça, Badeboidelle, il faudrait encore avoir bos deux jambes et vos deux yeux balides. A vodre blace, je ne denderai pas ce dype de sbort qui vous exbédierait bien rabidement aux urgences – après que je vous ai bouddée.
Eulalie, regard noir - …
M. Muche, regard mauvais - …

Bour la durvie de nodre couble, nous avons décidé de bibre dous le régibe de la déparadion de drain.


Fred Asdaire - Led's Call dhe Whole dhing Off (dhall we dance ?)




A question conne...

Melle Truc, angoissée - Grunichou, une zone d'ombre m'angoisse.
M. Muche, attentif - Dites moi ?
Melle Truc, sur des oeufs - Me quitteriez-vous, si je devais devenir aveugle ?
M. Muche, rassurant - Loin de moi cette idée ! Hors de question de vous quitter !
Melle Truc, rassurée, combo sourire niais et petite larme émue - ...
M. Muche, pragmatique - Je changerai tous les jours les meubles de place afin de rire un peu, et enfin, grâce à vous, je me ferai un joli pécule simplement en plaçant les vidéos sur YouTube !

L'arrivée de Pâques lui ferait-elle rêver d'une poule aux œufs d'or ?
J'en connais un, en tout cas, qui risque fort de manger son chocolat par les narines.


Publi communiqué – Innovation : Les voyages spectacles

Chaque voyageur a droit au divertissement pour se changer les idées après une longue journée de travail ou au retour déprimant d’un week-end trop court. Partant de ce principe, la Compagnie Nationale des Trains lance un nouveau service : les voyages spectacles.

Des animations de qualité
Certains passagers ont eu le plaisir de tester en exclusivité ce nouveau service. Ils en sont sortis, selon leurs dires « la tête complètement vidée et les jambes dans un état semblable celui d’un jean après un programme à 90°c avec un essorage à 1500 tours / minute ».

Des situations toujours plus innovantes
Des chassés-croisés dans le même train de voyageurs pressés arrivés en retard et de voyageurs pressés bientôt en retard, des wagons entiers condamnés suite à un défaut d’électricité, des étiquettes de réservation non placées, des trains remplis à 150%, des doublons dans les réservations, des toilettes fermées, … Nous sommes sans cesse en quête de renouvellement pour vous surprendre chaque jour un peu plus.

Des effets spéciaux déments
Des caddies sur les voies, des bagarres entre passagers nécessitant l’arrêt en pleine voie, des trains de remplacement hoquetant, des contrôleurs cascadeurs qui tombent sur les genoux des passagers, l’intervention musclée de la police ferroviaire, nous ne lésinerons sur rien !

Des ateliers de survie
Plus de place assise ? Un léger échauffement, un peu de contorsion, et le casier à bagages devient le meilleur des sièges !
Renforcement de vos défenses naturelles dans le cadre de conditions climatiques extrêmes ; assez de grelotter dans votre wagon sans chauffage ? Rejoignez le wagon plein à 150% ! (Existe aussi en format été, du wagon surclimé au wagon sans clim’)

Des leçons de civisme
Des contrôleuses pleines de bonnes intentions essaieront d’expliquer pour vous pourquoi il est plus sympathique de céder sa place assise à une personne pourvue de béquilles. Sur demande, elles pourront également expliquer les raisons pour lesquelles il n’est pas très gentil de proférer de vilaines choses sur leurs mamans, des femmes fort bien à tout point de vue.

Et le tout sans supplément !
Afin d’aller plus loin dans notre démarche de satisfaction clientèle, ces nouvelles animations seront comprises dans le tarif des titres de transport. Point de surcoût, donc : le progrès à destination du plus grand nombre.

Nous attendons avec impatience vos retours d’expérience sur ce nouveau service. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires en appelant le +32.3637353438 et en prononçant à haute et intelligible voix « je suis une buse » lorsque vous serez en contact avec notre répondeur vocal.

La Compagnie Nationale des Trains. Mettons de l’action et de l’imprévu dans vos voyages !


Des retards de 20 à 70 minutes peuvent intervenir ; nous ne pouvons être tenus pour responsables de la qualité d’improvisation de nos acteurs, faut pas déconner, hé !