Encore un peu, oh, encore un peu…
Par Eulalie , dimanche 11 mai 2008 à 22:38 :: Journal
Nous avons fait de grandes balades dans un Paris quasiment désertique. Nous avons admiré l’architecture d’un grand nombre de bâtiments, de ceux qu’on ne regarde jamais, trop occupés à attendre le bus, de ceux qu’on ne regarde plus, trop familiers.
J’ai fait des grasses matinées jusqu’à en être repue. Je suis restée souvent le matin (soit midi pour les masses laborieuses) dans l’apaisante contemplation du jeu du vent et des ombres du soleil dans les stores extérieurs de la grande fenêtre de la chambre.
Nous avons investi les pelouses des Invalides pour dessiner et relire encore les Dr Slump. Quand nous en avons eu assez, nous avons investi d’autres bancs, d’autres parterres, pour déguster des énormes glaces trois boules ou des crêpes Nutella.
J’ai acheté des robes colorées d’été et des chaussures neuves.
Nous avons percé, chevillé, donné des coups de marteau, vissé, coupé, installé. Tout s’est passé sans anicroches, si on met de côté ce trou de quelques centimètres de diamètre sur quelques centimètres de profondeur dans le mur de la chambre qui nous a obligé à courir les magasins de bricolage un jour férié pour trouver du plâtre.
J’ai passé une après-midi avec ma grande sœur, à redécouvrir les jardins du château de Versailles et tous ses bosquets incroyables, suis restée ébahie devant le bassin d’Encelade, estomaquée par la salle de bal de Le Nôtre.
Nous avons fait nos exercices sportifs quotidien, prononçant des phrases que nous ne pensions jamais prononcer de notre vie (« Voilà ! Je suis un pingouin pro-fes-sion-nel ! » ; « Scuzez, Muchaillours, juste pour vous indiquer que je vous ai LAMINÉ au ski, au saut à ski, au surf, à la boxe, au hoola hoop ET au développé », « Tain, le hoola-hoop ça tabasse. »)
Nous avons mangé des tartes au citron et d’autres au chocolat, aux fraises ou aux framboises, nous avons englouti des bonbons comme si nos vies en dépendaient, nous avons bu des litres de smoothies, du coca-cola même pas light ni zéro et du canada dry, fait des concours de bulles de Malabars et nos bras hâlés sont encore recouverts de tatoos à l’odeur de chewing gum.
Et alors comme ça, on m’annonce qu’il faudra reprendre la route du bureau et du soutien gorge dès mardi matin ? Non mais HO ? HÉ ? Sans déconner ?
Va falloir des sacrées réserves de malabars.
J’ai fait des grasses matinées jusqu’à en être repue. Je suis restée souvent le matin (soit midi pour les masses laborieuses) dans l’apaisante contemplation du jeu du vent et des ombres du soleil dans les stores extérieurs de la grande fenêtre de la chambre.
Nous avons investi les pelouses des Invalides pour dessiner et relire encore les Dr Slump. Quand nous en avons eu assez, nous avons investi d’autres bancs, d’autres parterres, pour déguster des énormes glaces trois boules ou des crêpes Nutella.
J’ai acheté des robes colorées d’été et des chaussures neuves.
Nous avons percé, chevillé, donné des coups de marteau, vissé, coupé, installé. Tout s’est passé sans anicroches, si on met de côté ce trou de quelques centimètres de diamètre sur quelques centimètres de profondeur dans le mur de la chambre qui nous a obligé à courir les magasins de bricolage un jour férié pour trouver du plâtre.
J’ai passé une après-midi avec ma grande sœur, à redécouvrir les jardins du château de Versailles et tous ses bosquets incroyables, suis restée ébahie devant le bassin d’Encelade, estomaquée par la salle de bal de Le Nôtre.
Nous avons fait nos exercices sportifs quotidien, prononçant des phrases que nous ne pensions jamais prononcer de notre vie (« Voilà ! Je suis un pingouin pro-fes-sion-nel ! » ; « Scuzez, Muchaillours, juste pour vous indiquer que je vous ai LAMINÉ au ski, au saut à ski, au surf, à la boxe, au hoola hoop ET au développé », « Tain, le hoola-hoop ça tabasse. »)
Nous avons mangé des tartes au citron et d’autres au chocolat, aux fraises ou aux framboises, nous avons englouti des bonbons comme si nos vies en dépendaient, nous avons bu des litres de smoothies, du coca-cola même pas light ni zéro et du canada dry, fait des concours de bulles de Malabars et nos bras hâlés sont encore recouverts de tatoos à l’odeur de chewing gum.
Et alors comme ça, on m’annonce qu’il faudra reprendre la route du bureau et du soutien gorge dès mardi matin ? Non mais HO ? HÉ ? Sans déconner ?
Va falloir des sacrées réserves de malabars.