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Par Eulalie , jeudi 29 septembre 2005 à 00:00 :: Journal
Même si on continue à me dire que j’étais dans mon bon droit, que mon énervement était légitime, j’aurais préféré savoir rester indifférente.
Peut-être, après tout, que les avis de certaines personnes m’importent. Peut-être ne suis-je finalement pas si affranchie du regard des autres que ce que je croyais.
J’ai voulu blesser, tordre, déchirer, cette violence ne pouvait plus rester à l’intérieur, elle me serrait la gorge. A toujours vouloir protéger les autres, ne surtout pas faire de vagues, absorber et prendre sur moi, je me suis isolée parmi des secrets, des mépris, des jalousies qui ne m’appartiennent pas.
J’ai envie de tout brûler, mais pas comme lorsqu’on jette une photo au feu, pas de façon symbolique, brûler ma mémoire pour l’assainir.
« Est ce que tu vas te laisser marcher sur les pieds juste parce que tu veux protéger les autres qui le plus souvent ne le méritent pas ? »
Je ne sais pas faire autrement. Je suis celle qui dissimule pour les autres, celle qui absorbe, celle qui endosse les responsabilités qui ne lui appartiennent pas, celle qui est acquise, jamais bien loin, celle qu’on peut trahir, celle grâce à laquelle on peut mentir.
Et il aura suffit que je hurle un « stop ! » pour qu’on m’énonce mes qualités. Oui, j’ai été dure. Plus que cela, j’ai été très violente. Mais ce que j’ai pardonné aux autres, on ne pourrait pas me le pardonner, à moi ? Les éponges que je passe, on ne pourrait pas me les emprunter, juste pour me faire du bien, juste pour me soulager ? Pourquoi je n’aurais pas le droit, parfois, moi aussi, d’heurter sans me soucier des répercussions, juste par réflexe, par lassitude, par ras le bol ?
''Je suis la fille qui voulait être un courant d’air, l’albâtre qui rêve d’éther.'' Je suis la fille qui n’en peut plus de sourire juste parce que c’est plus joli et que ça n’inquiète pas les autres, je suis la fille qui voudrait ne plus avoir de dos, ne plus avoir d’avis, je suis la fille qui voudrait qu’on l’oublie lorsqu’on a besoin de baver, de cracher, de vomir, mais qui sera toujours là pour jouer l’épaule, l’oreille, ou le sourire.
Je suis fatiguée.
[Hé, dites, pendant que j’y pense, au(x) petit(s) malin(s) qui me gonfle(nt) avec leur théorie du complot, au lieu de m’accuser de tous les maux, suffirait que vous lisiez mes notes traitant de mes super prouesses informatiques pour vous rendre compte qu’il m’est impossible de hacker un blog, même si je le voulais. Arrêtez donc de me saouler avec ce putain de classement de préférés, je ne suis pas une veuve noire qui abat ses adversaires un à un.][Ma couleur, c’est le rose.][Connards.][Non mais.]