Enchainée
Par Eulalie , dimanche 28 janvier 2007 à 18:54 :: Journal
Parce qu'elle me l'a demandé gentiment et que je ne sais rien lui refuser, parce qu'il en a rajouté une couche sans omettre, non sans un soupçon de goujaterie, de rappeler que je m'étais désistée la première fois (mais en oubliant de préciser avec quel panache), voici, Mesdames, Messieurs les Carnetistes et sympathisants, cinq choses que vous ne savez pas encore sur moi.
A l’ère du numérique, je prends toujours des photos avec un polaroid. J’aime figer un moment, une couleur, une ambiance et surtout, regarder la magie opérer, la photo apparaître, couche après couche, avec ses défauts, ses flous, sa sous ou sur exposition, son cadrage hasardeux.
Je les consigne, estampillées de la date et de l’heure, dans un Moleskine noir que Grounougrou m’a offert.
Et maintenant on comprend pourquoi mon sac est toujours si lourd et si gros. Si, si, avouez le, c’était quand même une sacrée énigme qui vous a tenu éveillés pendant plus de trois ans. Voilà la fin d’un supplice.
J’ai une cicatrice verticale au dessus du coccyx d’environ deux ou trois centimètres, équivalant à une bonne vingtaine de centimètres dans ma tête. Elle est le souvenir bête de l’escalade ratée d’un genre de parpaing. J’ai échappé de peu aux points de suture car j’ai supplié le médecin, affolée à l’idée qu’on me recouse la peau avec une aiguille.
Quand j’aurai des sous et que les techniques seront un peu plus au point, je la ferai retirer chez un dermato.
Je ne mets jamais de rouge à lèvres. Je déteste la sensation, je déteste les marques cradoques que cela laisse sur les verres ou les cigarettes. Je déteste encore plus le gloss, ça colle les cheveux à la bouche à la moindre brise et j’ai peur de devoir décoller les cadavres de bibets englués sur mes lèvres.
Je chante. Très faux, selon 100 % des mes auditeurs. Je suis incapable de dire si leurs affirmations sont fondées, le volume est tel que je ne m’entends pas. J’ai une très bonne mémoire des airs équilibrée avec une très mauvaise mémoire des paroles. Je n’accorde pas pour autant de répit aux malheureuses oreilles de mon entourages ; j’hurle « Nafli naflu » en boucle si la chanson est en anglais, « Nia nia nia » pour les françaises et « Nachi Nacho » s’il s’agit d’une chanson asiatique.
J’aime me brosser les dents sous la douche et me rincer la bouche à l’eau chaude. Et je ne comprends pas pourquoi cela semble si dégoûtant aux gens qui le savent.
Je suis allergique aux vaccins. Enfin, à certains. Enfin, je dis ça à chaque fois qu’un médecin me cause mise à jour en lui montrant la cicatrice de mon BCG. En fait, je n’en sais trop rien et je n’ai pas particulièrement envie d’en avoir la certitude. Juste que l’idée m’arrange car elle m’évite les piqûres.
Et je refile le bébé à Daniel Craig, Damien Rice et Romain Duris (vous pouvez me communiquer vos réponses en privé si vous n'avez pas de blog et même me donner vos numéros de téléphone, je saurai en faire bonne usage)
A l’ère du numérique, je prends toujours des photos avec un polaroid. J’aime figer un moment, une couleur, une ambiance et surtout, regarder la magie opérer, la photo apparaître, couche après couche, avec ses défauts, ses flous, sa sous ou sur exposition, son cadrage hasardeux.
Je les consigne, estampillées de la date et de l’heure, dans un Moleskine noir que Grounougrou m’a offert.
Et maintenant on comprend pourquoi mon sac est toujours si lourd et si gros. Si, si, avouez le, c’était quand même une sacrée énigme qui vous a tenu éveillés pendant plus de trois ans. Voilà la fin d’un supplice.
J’ai une cicatrice verticale au dessus du coccyx d’environ deux ou trois centimètres, équivalant à une bonne vingtaine de centimètres dans ma tête. Elle est le souvenir bête de l’escalade ratée d’un genre de parpaing. J’ai échappé de peu aux points de suture car j’ai supplié le médecin, affolée à l’idée qu’on me recouse la peau avec une aiguille.
Quand j’aurai des sous et que les techniques seront un peu plus au point, je la ferai retirer chez un dermato.
Je ne mets jamais de rouge à lèvres. Je déteste la sensation, je déteste les marques cradoques que cela laisse sur les verres ou les cigarettes. Je déteste encore plus le gloss, ça colle les cheveux à la bouche à la moindre brise et j’ai peur de devoir décoller les cadavres de bibets englués sur mes lèvres.
Je chante. Très faux, selon 100 % des mes auditeurs. Je suis incapable de dire si leurs affirmations sont fondées, le volume est tel que je ne m’entends pas. J’ai une très bonne mémoire des airs équilibrée avec une très mauvaise mémoire des paroles. Je n’accorde pas pour autant de répit aux malheureuses oreilles de mon entourages ; j’hurle « Nafli naflu » en boucle si la chanson est en anglais, « Nia nia nia » pour les françaises et « Nachi Nacho » s’il s’agit d’une chanson asiatique.
J’aime me brosser les dents sous la douche et me rincer la bouche à l’eau chaude. Et je ne comprends pas pourquoi cela semble si dégoûtant aux gens qui le savent.
Je suis allergique aux vaccins. Enfin, à certains. Enfin, je dis ça à chaque fois qu’un médecin me cause mise à jour en lui montrant la cicatrice de mon BCG. En fait, je n’en sais trop rien et je n’ai pas particulièrement envie d’en avoir la certitude. Juste que l’idée m’arrange car elle m’évite les piqûres.
Et je refile le bébé à Daniel Craig, Damien Rice et Romain Duris (vous pouvez me communiquer vos réponses en privé si vous n'avez pas de blog et même me donner vos numéros de téléphone, je saurai en faire bonne usage)